Détroit d’Ormuz : entre l’Iran et les États-Unis, la Chine s’impose en médiateur
Pékin a appuyé le plan de paix proposé par le Pakistan, qui jouait un rôle de médiateur dans le conflit. Le 31 mars, la Chine et le Pakistan ont élaboré conjointement un « plan de paix en cinq points ». Ces efforts de la Chine pour sortir de la crise n’ont, pour l’instant, pas porté leurs fruits. Malgré l’adoption d’un cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur le 7 avril, les négociations entre les États-Unis et l’Iran se sont à nouveau interrompues le 12 avril, lorsque le président américain Donald Trump a annoncé un blocus américain visant tous les navires entrant ou sortant des ports iraniens. Le même jour, les États-Unis ont également menacé la Chine de lui imposer des droits de douane de 50 % dans le cas où elle envisagerait de fournir une aide militaire à l’Iran. La Chine a récemment réagi aux annonces de Washington. Le 9 avril, le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les parties concernées à « faire preuve de calme et de retenue » et à respecter la souveraineté du Liban, visé par des bombardements israéliens. Le 13 avril, les autorités chinoises ont appelé au « rétablissement d’une navigation sans entraves dans le détroit d’Ormuz ». Elles ont également rejeté les accusations de soutien militaire à l’Iran, les qualifiant « d’infondées ».
Photo : Xinhua
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